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6 - FAUNE SUR LA POINTE DE KERBIHAN

LES 20 ans de l'ASPK

 

                                                             RÉVÉLER LA POINTE DE KERBIHAN
Notre Association pour la Sauvegarde de la Pointe de Kerbihan (ASPK) vient d’avoir 20 ans. Pour fêter cet événement, nous avons organisé, avec le soutien de  la Commune de la Trinité-sur-Mer, une exposition de photos, afin de "révéler" la beauté de cette magnifique Pointe, son patrimoine, son passé et sa biodiversité.
Dix panneaux  de photos  numérotés sont exposés dans la ville et sur la Pointe. (cf le plan) 
Vous trouverezdans ce dépliant, sur le site de l'ASPK ainsi que via le QR code affiché dans le bandeau inférieur de chaque panneau, les commentaires associés à chaque photo. 

TOUTES LES PHOTOS ONT ÉTÉ PRISES SUR LA POINTE DE KERBIHAN.
Les clichés de la faune et de la flore ont été, en grande partie prisent par des adhérent.es. Ils  représentent pour le photographe animalier, l'aboutissement des longs moments d'attente, de patience, pour saisir des instantanés de la vie animale (ou sauvage).
Nous vous souhaitons de belles découvertes tout au long de cette exposition.
 
 
Un peu d’histoire
Jean peux-tu nous rédiger cette histoire de l'agriculture aux campings, la route par les allemands, ton histoire du blockhaus bombardé par les allemands, etc ..
Comme on peut le voir sur la photo de la Pointe en 1950 (panneau N°1), les 18 ha qu'elle représente étaient composés de celle-ci était A l'origine Il n'y avait pas d'arbres sur la Pointe.Les petites parcelles cultivées à la main ou avec l'aide d'un cheval. C’était des cultures vivrières : de pommes de terre, de blé, de maïs, de tournesols, et du pâturage par les vaches des fermes de Kerbihan, Kervourden et Kervillen.
Les murets de pierrevisibles sur cette photo, sont aujourd'hui enfouis sous les pruneliers et les ronciers. Ils sont les témoins de ces pratiques agricoles.
A partir de la fin des années 50, La Trinité-sur-mer devient une destination de vacances. Les parcelles agricoles disparaissent au profit de résidences secondaires et de campings. Heureusement cette pression ne s’exerce que sur la partie nord de la Pointe.
Un peu plus tard, ont émergé des projets de golf et de thalassothérapie qui n'ont pas abouti. 
Plus récemment plusieurs projets de lotissementont été proposés. certains se sont réalisés, mais l'extension des constructions vers le sud de la Pointe a été stoppée par l'action d'associations environnementales (La Vigie, l'ASPK) avec le soutien de l’État et de la Mairie.



Deux grandes parcelles correspondent à la pratique agricole des années soixante: pâturage des vaches et culture du maïs.


Quelques saules et tamaris poussaient dans la zone humide et autour de la mare.
Au début du XX ème siècle le Pin de Monterey et le Cyprès de Lambert qui résistent bien aux vents et aux embruns salés, ont été plantés au niveau du parking et de la mare. Ils ont prospéré donnant son aspect actuel à la Pointe.
A partir de 1970 est apparu le Baccharis (aujourd'hui classé plante invasive) très résistant aux embruns salés. Il s'est implanté sur les parcelles cultivées dont la terre  avait été mise à nu alors qu'auparavant les prairies fauchées régulièrement lui faisaient obstacle.
L' eco-paturage a été établi pour limiter l'extension du Baccharis

 La biodiversité sur La Pointe de Kerbihan
 
La présence d'habitats naturels (landes, dunes littorales, prairies, zones humides, murets de pierres sèchesfourrés de pruneliers, haies sauvages et frichesforment une mosaïque de milieux précieux pour la biodiversité. Ces espaces abritent une faune et une flore  remarquables. La Pointe de Kerbihan fait partie de la  "Zone d'Importance pour la Conservation des Oiseaux" (ZICO) de la baie de Quiberon. Les zones ZICO, créées en 1979, sont des sites d’intérêt majeur pour la préservation des oiseaux sauvages. 
La Pointe  regroupe 5 espèces de flores patrimoniales protégées : le Panicaut Maritime, le Lis maritime, la linaire des sables, l'Asphodèle d'Arrondeau et l'Arboussier, ainsi que 12 espèces d'oiseaux patrimoniaux sur les 74 observés.
La patrimonialité de la flore est déterminée par leur niveau de rareté et leur statut de conservation.
La patrimonialité des oiseaux se définit en fonction de leur statut biologique sur le site (nicheur, migrateur ou hivernant), leur niveau de rareté et leur statut de conservation. 

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La Fauvette pitchou (Sylvia undata). Son nom "pitchou" vient du provençal qui veut dire "petit". Sédentaire, elle est très sensible aux hivers froids. C'est une espèce inféodée aux landes atlantiques de la Pointe de Kerbihan. La protection de son habitat est indispensable à son maintien sur l'espace naturel de la Pointe. A l'échelle mondiale, elle est quasi menacée.

© Dominique Huyghe

 

Le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est un passereau granivore dont sa nourriture favorite est le chardon, la centaurée, la bardane et le sèneçon. Le terme "élégant" souligne l'harmonie de ses couleurs. C'est une espèce protégée.

© Dominique Huyghe

 

L'Aigrette garzette (Egretta garzetta) est un échassier, mesurantenviron  60 cm appartenant à la famille des hérons (Ardéidé). Le mot "Aigrette" vient d'aigron qui signifie "héron" en provençal. Il fait référence aux deux plumes éffilées qui ornent la tête des aigrettes en période nuptiale. Elle chasse dans les eaux peu profondes, en marchant, le cou replié, et capture sa proie en détendant son cou. Elle peut remuer la vase avec ses pattes pour débusquer des petits poissons, des amphibiens, des crustacées, des vers et des insectes... C'est une espèce protégée. 

 © Dominique Huyghe

 

Le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) est un mammifère sauvage. Les 4 petits lapins observés à la Pointe de Kerbihan debout sur leurs pattes postérieures guettent un éventuel danger...La femelle met bas dans un terrier peu profond appelé "rabouillère". Lorsqu'elle s'absente, elle obstrue l'entrée avec de la terre. En cas de danger, les lapins frappent le sol avec leurs pattes postérieures pour alerter leurs congénères.

© Dominique Huyghe


Le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) Ce petit rapace diurne, de la taille d'une tourterelle, sédentaire sous nos latitudes, a une technique de chasse caractéristique. En vol stationnaire (vol du "Saint-Esprit"), il scrute le sol à la recherche d'une proie (campagnols, lézards, ver de terre, petits oiseaux). Il est souvent perché en haut d'un arbre, sur un poteau d'où il observe son territoire. Il niche, dès la mi-avril, dans un vieux nid de corneille, de pie, une cavité dans un vieil arbre, ou sur un recoin d'un bâtiment. Toutes les espèces de rapaces sont protégées. © Dominique Huyghe

Le Tadorne de Belon (Tardona tardona) est un canard de surface, appartenant à la famille des anatidés, comme les cygnes, les oies et les canards. Il se nourrit en marchant dans la vase en balançant son bec latéralement et il lui permet de filtrer l'eau pour en extraire les éléments nutritifs, à la manière des fanons des cétacés. Son bec est rouge et, en période nuptiale, les mâles développent à la racine de leur mandibule supérieure une protubérance bien visible appelée "caroncule". Comme tous les oiseaux vivants en milieu salé, les tadornes possèdent une glande située au-dessus des narines, qui a pour fonction de rejeter l'exédent de sel absorbé. Son nom lui vient de Pierre Belon (1517-1565) qui le décrivit pour la première fois dans son ouvrage " L'Histoire de la nature des oyseaux" paru en 1555. C'est une espèce
protégée.

© Dominique Huyghe